Société

Santé

Au niveau sanitaire, la commune de Nanoro compte, outre le Centre Médical avec Antenne Chirurgical de Nanoro qui est un centre de référence dans la sous-région, sept (07) Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS). Ces CSPS sont situés à Godo, Séguedin, Nazoanga, Soum, Soala, Kokolo et Nanoro centre (CSPS Urbain). L’on peut ajouter l’unité de recherche clinique de Nanoro (URCN) qui est un centre de recherche du vaccin contre le paludisme.

Education

L’éducation dans la commune de Nanoro est constituée de (04) niveaux : le préscolaire, le primaire, le secondaire et l’enseignement professionnel. Ainsi, pour ce qui est du préscolaire, la commune compte deux (02) structures de gestion et d’éveil de la petite enfance. En ce qui concerne le primaire, les  02 Circonscriptions de l’Enseignement de Base (CEB) de la commune compte en 2018 trente-cinq (35) écoles primaires publiques et quatre (04) écoles privées. Enfin, pour le post primaire, la commune dispose principalement de quatre (04) établissements (03 lycées et 04 CEG). Elle dispose également d’un établissement d’enseignement professionnel dénommé Lycée Professionnel Agricole Sainte Anne.

 

Population

La population de la commune est peuplée principalement de mossis. Mais on note à côté de ce groupe des groupes de faible importance numérique comme les peulhs. Au recensement général de la population et de l’habitat de 2006 estimait la population de la commune de Nanoro à 32 995 habitants dont 14 736 hommes (soit 45%) et 18 229 femmes (soit 55%). En 2013, cette population est estimée 37 068 habitants comme l’indique la projection faite sur la base d’un taux de croissance de 1.69%. La dynamique de la population s’explique par des indicateurs tels que le taux de natalité, de fécondité, de mortalité et les flux migratoires. Toutefois, nous ne disposons pas d’indicateurs spécifiques à la commune.

Le phénomène migratoire est important bien que nous ne disposions de données chiffrées en la matière. On observe (02) courants :’l’émigration des jeunes vers les grandes villes à la recherche d’un emploi salarié et l’immigration des jeunes d’autres provinces voisines particulièrement vers le village de Soum avec la création du barrage pour des activités de maraîchage ou de pêche et la recherche d’eau d’abreuvement du cheptel. Dans les 02 cas, les raisons évoquées sont : le chômage, l’insécurité alimentaire et la pauvreté.

Ce phénomène migratoire concerne essentiellement la population active de la tranche d’âge de 15-45 ans.

Dans la commune rurale de Nanoro, on rencontre par ordre d’importance numérique l’animisme, le catholicisme, le protestantisme et enfin l’islam.

Les communautés religieuses contribuent activement au développement socioéconomique de la commune. En effet, à Nanoro la communauté chrétienne compte a son actif de nombreuses réalisations dans le domaine de la santé et de l’éducation. Parmi elles, on peut citer la construction du Centre Médical de Nanoro qui est de nos jours un centre de référence et son équipement, le personnel soignant qualifié et le Lycée Professionnel Agricole qui est un des pionniers de la formation professionnelle dans ce domaine.

Dans la commune de Nanoro, les femmes jouent un rôle très important. La femme est un agent économique incontestable qui participe au bien-être de la famille.

Tous les constats montrent que la femme occupe une place importante dans la production, la transformation et la mise en marché des produits.

Elles assurent la production de l’arachide, du mil, du sorgho, du riz et pratiquent le maraîchage sur les périmètres maraîchers.

A l’instar d’autres communes du terroir mossi, le manque de droit sur la terre fait de la femme une éternelle emprunteuse. Les femmes ont accès à la terre par le biais de leurs époux, de leurs parents ou alliés.

Les contraintes des femmes de la commune rurale de Nanoro, sont essentiellement l’insuffisance de formation en technique de production (agriculture, élevage, savonnerie, tissage), l’insuffisance d’informations sur le planning familial, la faiblesse des revenus due à l’état embryonnaire des activités génératrices de revenu, l’analphabétisme, l’excision et les exclusions sociales.

Les jeunes vivent sous l’autorité des chefs de concessions. Tous les jeunes célibataires, travaillent dans le champ familial. Les jeunes mariés peuvent s’offrir leur lopin de terre, il leur est permis d’exploiter une part suffisante de terre appartenant à la famille. Toutefois, il faut toujours l’accord du chef de concession.

Dans l’organisation sociale traditionnelle, en matière de prise de décisions, les jeunes arrivent difficilement à faire passer leurs points de vue lors des rencontres communautaires. Toutefois, cette tendance est en train de s’inverser avec l’évolution des institutions et les principes de gouvernance.

Les jeunes constituent la principale main-d’œuvre de la commune. Ils participent à toutes les activités de production et de commercialisation tels que l’agriculture, l’élevage, le commerce et surtout les travaux d’intérêt commun.

Malgré la réalisation du barrage de Soum, les jeunes de la commune rurale de Nanoro restent confrontés au problème de chômage trop prolongé en saison sèche du fait de l’absence d’aménagement et d’activités de contre saison. A cela s’ajoutent l’analphabétisme, l’absence de cadre de rencontre, l’absence d’un centre de formation (menuiserie métallique et bois, mécanique, couture, coiffure, maroquinerie, etc.) et la faiblesse des revenus. Ils pensent trouver leur salut dans l’aménagement effectif du barrage et des bas-fonds pour des fins de maraîchage et leur soutien à entreprendre des activités porteuses.

Les communautés reconnaissent l’existence des personnes vulnérables dans les villages bien que des chiffres n’ont être donnés. Ils distinguent plusieurs formes de vulnérabilité : les victimes d’accusation de sorcellerie, les exclus pour faute d’adultère ou de grossesse non désirées (cas des jeunes filles scolarisées ou non scolarisées), les veuves et veufs n’ayant plus de force pour couvrir leurs besoins, les handicapés (aveugles et moteurs), les orphelins, les ménages victimes de catastrophes naturelles.

De par la culture de solidarité reconnue dans la commune, des actes de solidarités sont faits de façon individuelle ou collective à l’égard de ces personnes. Ils prévoient renforcer ces actes par la mise en place d’un système d’alerte de prévention et de prise en charge qui va du village à la commune et impliquant les services sociaux, les ONG et projets intervenants dans la commune.

Sport & loisirs

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