Potentialités

Activités économiques du secteur primaire

L’agriculture et l’élevage constituent les principales activités de production de la commune de Nanoro. La pêche, la cueillette et l’apiculture sont pratiquées, mais dans une moindre mesure. Pour ces activités de production, le système d’exploitation reste extensif et caractérisé par un faible rendement.

Les principales spéculations sont le sorgho blanc, le sorgho rouge, le mil, le maïs, le riz, le niébé, le voandzou, l’arachide et le sésame. Les superficies les plus importantes qui sont emblavées portent respectivement le sorgho blanc, le mil, le sorgho rouge, le niébé, l’arachide, le maïs, le riz, le voandzou et le sésame.

 Les principales cultures vivrières pratiquées sont le sorgho blanc, le mil, le sorgho rouge, le maïs et le riz. La culture vivrière est de type pluvial et est caractérisée par un faible rendement, non maitrise de technique moderne agricole et l’insuffisance des terres cultivables. Cependant au regard du bilan céréalier de la saison écoulée, la production est excédentaire (norme : 190 kg de céréale par personne et par an). Il faut par ailleurs noter que l’autoconsommation est importante pour les céréales.

Les principales cultures de rente sont le niébé, le voandzou et le sésame. Elles sont pratiquées pendant l’hivernage et rencontrent les mêmes difficultés que la culture vivrière.

La production maraîchère tend de nos jours à être marginale malgré les potentialités disponibles au niveau des bas-fonds et les périmètres irrigués. Les principales cultures de contre saison sont : la tomate, l’oignon, le chou, l’aubergine local, le haricot vert, gombo, piment, et autres produits. 

 

L’élevage constitue la deuxième activité plus importante des populations. Les animaux d’élevage forment une sorte d’épargne vivante. Les principales espèces élevées sont les bovins, ovins, caprins, les porcins, les asins, les équins et la volaille.

 

a)     Bois

Officiellement, l’abattage des arbres est interdit. Le prélèvement de bois de chauffe est soumis à une autorisation des services de l’environnement. Il existe des espèces protégées qui ne doivent pas être coupées. Même les propriétaires de plantations privées sont soumis à la même réglementation.

Les principaux exploitants sont les femmes qui utilisent le bois de chauffe pour la cuisine. Il n’existe pas de marché de bois dans la commune. Par ailleurs, les ressources forestières constituent une source d’appui alimentaire à travers les espèces non ligneuses qu’elles procurent. Les feuilles et des fruits sont utilisés dans l’alimentation, la pharmacopée traditionnelle et aussi pour la commercialisation.

 

a)     Fruits de la cueillette

C’est une activité qui est réservée aux femmes et aux enfants et consiste au ramassage de noix de karité pour la fabrication du beurre et du savon ; des grains de néré pour la fabrication  du soumbala ; du raisin sauvage pour la consommation ou la vente.

Le département est riche également en vergers de mangues. Les femmes se chargent de la vente en détail.

L’activité de cueillette doit être organisée afin de la rendre plus rentable, surtout pour ce qui concerne le néré.

 

b)    Apiculture

L’exploitation du miel se fait encore de façon artisanale ; on note la présence d’un seul groupement qui tente d’organiser la filière.

Les principaux acteurs ne disposent que de ruches traditionnelles qui ne supportent pas les feux de brousse et ne sont pas épargnées par les termites.

Les principales contraintes de l’activité sont l’insuffisance d’équipement, l’insuffisante connaissance des canaux de commercialisation et d’organisation de la filière.

 

c)     Pêche

La pêche est pratiquée à Nanoro dans les différents barrages et retenues d’eau mais elle n’est pas suffisamment organisée pour permettre aux pêcheurs d’augmenter leur revenu. Il n’existe d’aucune organisation professionnelle dans la commune. 

Activités économiques du secondaire et du tertiaire

L’activité commerciale de la commune reste relativement peu développée, limité pour l’essentiel au petit commerce. Il porte essentiellement sur les produits manufacturés, les produits agricoles, la volaille, les petits ruminants, ainsi que les produits de issus de la transformation locale. Elle concerne également les produits artisanaux.

L’activité artisanale est liée au tissage, à la poterie, la forge et la vannerie. L’artisanat est une activité essentiellement féminine dans la commune de Nanoro. En effet, les femmes sont majoritairement investies dans la transformation des amendes de karité en beurre, des graines de néré en soumbala, la fabrication de la bière de mil (dolo) et autres produits locaux, la poterie, la vannerie…

Infrastructures hydrauliques

Approvisionnement en eau potable

Concernant l’approvisionnement en eau, le parc hydraulique du chef-lieu de la commune de Nanoro est constitué de 02 adductions d’eau potable simplifiée (AEPS), de puits à grand diamètre et de forages. L’ensemble de la commune dispose de 173 forages dont trente-quatre (34) sont situés dans le chef-lieu de la commune. Dans l’ensemble, un grand nombre de forages est fonctionnel. En termes de couverture, chacun des 14 villages disposent d’au moins 1 forage équipé de pompe à motricité humaine. Toutefois, ces ouvrages sont vieillissants (10 ans d’âge moyen).

Eau et assainissement

Dans la commune, il n’existe pas de système de collecte, ni d’élimination des ordures et de caniveaux pour le drainage des eaux usées et de pluies.

La situation de l’assainissement en milieu semi urbain comme en milieu rural est encore marquée  par une faible utilisation des latrines modernes (1,5%). Bon nombre de personnes trouvent de l’aisance à déféquer dans la nature (86,3%) selon Info et GRETEC/SERAT. Il existe  très peu d’infrastructures d’assainissement au chef lieu de la  commune rurale. Dans les villages, l’usage des latrines est presque inconnu sauf dans les structures collectives comme les formations sanitaires et les écoles. Les matières fécales sont déposées dans la nature polluant ainsi les plans d’eau où souvent des populations s’approvisionnent en eau. L’extrême rareté des latrines dans les villages est la cause directe de prolifération des vecteurs, sources de maladies. Il ressort de l’analyse du diagnostic, que la couverture en eau potable et en assainissement n’est satisfaisante si l’on compare aux normes nationales qui sont ; 01 forage pour 300-400 habitants et 01 latrine par concession. Les principales difficultés évoquées est la faiblesse des revenus de la population et l’insuffisance d’information et de formation sur les méfaits des pratiques.

Infrastructures marchandes et de soutien à l'économie locale

Les infrastructures marchandes de la commune sont constituées d’une dizaine de marchés, lieux par excellence des échanges de produits agricoles, maraichers, artisanaux, ceux issus de la transformation agroalimentaire et les produits manufacturés. Ce sont pour la plupart, des marchés relativement petits, peu organisés et très peu dotés en infrastructures marchandes définitives. Nanoro, chef-lieu de la commune dispose lui, d’un marché relativement organisé qui se tient tous les (3) jours et d’une aire de stationnement de véhicules située à proximité du marché.

En matière d’infrastructures de soutien, le chef-lieu de la commune qui bénéficie d’une connexion en électricité à partir de Ouagadougou via Boussé. L’ensemble de la commune est également couvert par le réseau de téléphone fixe et les réseaux de téléphonie mobile (TELMOB, TELECEL et ORANGE). Elle bénéficie également d’une couverture télévisuelle directe assurée par la RTB et plusieurs chaines nationales via le satellite. La couverture radiophonique est également assurée, même si c ‘est partiellement grâce à Radio Nationale du Burkina et à plusieurs stations FM disséminées dans plusieurs communes de la région et dans celles voisines.

Touristisme et hôtellerie

Au titre du tourisme, la commune compte des sites touristiques tels que le site de crocodiles de Poessi et Soala et les abords du plan d’eau du barrage de Soum qui restent peu valorisés. La commune dispose également d’une auberge privée d’une capacité de 10 chambres. Dans l’ensemble l’activité touristique reste peu dynamique.

Organisation sociale traditionnelle

L’organisation sociale au sein de la commune est commune à celle des mossis. Nanoro est la capitale politique du canton où règne de nos jours le Naba KARFO. La succession se fait de façon lignagère. Le canton couvre l’ensemble des villages de la commune. Chaque village est organisé autour d’un chef de village ayant une autorité sur toute la population. Ces chefs de village sont assistés dans leurs fonctions par un collège de sages. La chefferie coutumière joue un important rôle socio-culturel et politique dans le canton. Elle a un rôle de mobilisation sociale et de veille au respect des règles sociales du terroir.

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